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Communs et modèles économiques  des acteurs de la transition

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Genèse

"Chaque homme est coincé dans un système qui le pousse à augmenter la taille de son troupeau sans limite, dans un monde qui est limité."

Garrett Hardin, La tragédie des communs

Dans un article influent publié en 1968, l’écologiste américain Garret Hardin affirmait que, lorsque plusieurs utilisateurs ont accès à une même ressource de valeur, il en résulte une « tragédie des communs » à laquelle aucune solution technologique ne peut être apportée. S’appuyant sur l’exemple des pâturages pour illustrer sa thèse, Hardin faisait valoir que chaque éleveur ajoutera une bête de plus à son troupeau aussi longtemps que cela maximisera son intérêt personnel, négligeant les coûts de cette activité pour les autres éleveurs avec qui il partage les communs. La conséquence en est l’épuisement puis la destruction finale des pâturages. La tragédie ne peut être évitée qu’en divisant la terre en parcelles privées ou par la régulation étatique.

C’est en grande partie grâce à la recherche rigoureuse d’Elinor Ostrom que cette conception ne fait plus consensus.

Une première étape dans la construction de son cadre analytique est d’établir une distinction nette entre les ressources qui sont en propriété commune et celles qui sont en libre accès. La propriété commune implique une communauté bien définie d’utilisateurs, ainsi qu’un ensemble de règles et de normes qui permettent à chacun de réguler le comportement des autres. Les membres de la communauté agissent – individuellement ou de concert – de façon à empêcher les étrangers d’exploiter la ressource, même si les lois formelles de l’entité politique plus vaste dans laquelle ils sont intégrés interdisent expressément une telle exclusion. 

Tout est parti d’abord de la découverte au tournant des années 2010 des travaux de l’économiste américaine Elinor Ostrom autour des « communs » entourant des espaces naturels comme des pâturages, des forêts, des lacs, des zones irriguées : on s’est aperçu que des petites sociétés paysannes dans des endroits très différents du monde avaient mis en place, parfois depuis des siècles, leurs propres institutions, leurs propres droits, leur propre système d’autogouvernement démocratique, leurs propres règles de fonctionnement pour gérer ces espaces naturels en commun, en dehors du cadre de la propriété privée, du marché et de l’État. C’est cela que désigne les « communs » (bien au-delà de l’idée que l’on agit pour le « bien commun », dont n’importe qui peut toujours se revendiquer à peu de frais) : des formes d’organisations humaines où ceux qui font sont aussi ceux qui décident, mettent en place les institutions et les règles qui vont organiser la manière dont ils font, et parviennent à un fonctionnement collectif et solidaire au bénéfice de tous. Les travaux d’Ostrom ont également mis en évidence la dimension écologique des communs : les espaces naturels sont préservés sur une très longue durée lorsqu’ils sont envisagés comme un élément au service de la collectivité et des générations futures, et non comme une « ressource » qui peut être appropriée privativement et exploitée par son propriétaire.

Soin et vigilance pour la gouvernance 

La gouvernance partagée de la plateforme par la communauté est le gage de non-captation de la valeur par un acteur central (

Définition d'un commun

1-Un Bien ou une Ressource partagée

2-Une Communauté qui partage la ressource et en prend soin

3- Un système de gouvernance garantissant la soutenabilité du commun et un système juridique qui définit les droits et obligations des usagers.